AVEC : Gérard Depardieu (Georges Danton), Wojciech Pszoniak (Maximilien Robespierre), Patrice Chéreau (Camille Desmoulins), Angela Winkler (Lucile Desmoulins), Roland Blanche (Lacroix), Serge Merlin (Pierre Philippeaux), Roger Planchon (Fouquier-Tinville), Anne Alvaro (Eléonore Duplay), Andrzej Seweryn (François-Louis Bourdon) et Jacques Villeret (Westermann)
SCENARIO : Jean-Claude Carrière, Jacek Gasiorowski, Agnieszka Holland, Boleslav Michalek, Andrzej Wajda, d’après la pièce de Stanislawa Przybyszewska
IMAGE : Igor Luther SON : Piotr Zawadzki, Dominique Hennequin, Jean-Pierre Ruh MONTAGE : Halina Prugar-Ketling DECORS : Allan Starski, Gilles Vaster
COSTUMES : Yvonne Sassinot de Nesle MUSIQUE : Jean Prodromidès
PRODUCTION : Margaret Ménégoz (Les Films du Losange), Emmanuel Schlumberger, Barbara Pec-Slesicka (P.P. Films Polski)
De Andrzej Wajda (1926)
France/Pologne/ex-RFA - 1982 - 131 mn
Sous prétexte d'évoquer la Terreur et la figure de Danton face à Robespierre, le film du réalisateur polonais, Andrzej Wajda, présente une double historicité.
A travers l’un des plus célèbres procès de la Révolution Française, Wajda dénonce, quitte à se jouer de certaines réalités historiques, l’état de la Pologne des années 1980, alors que le syndicat Solidarnosc est en prise avec le pouvoir de Jaruzelski. Un film à débat.
Né le 6 mars 1926 à Suwalki en Pologne, Andrzej Wajda a treize ans lorsque son père, militaire, est tué à Katyñ. En 1942, il entre dans la résistance. Après la guerre, il intègre l’école des Beaux-Arts de Cracovie, où il fonde le Groupe des Autodidactes. Il étudie le cinéma à l’Université de Lodz, dont il est diplômé en 1952. Il réalise son premier long-métrage, Génération, en 1954. Puis il tourne Kanal, sur l’insurrection de Varsovie en 1945, pour lequel il reçoit le prix spécial du jury à Cannes en 1957. Il connaît une consécration internationale avec Cendres et diamant, présenté à Venise en 1959. Il dénonce l’antisémitisme polonais dans Samson (1961). Son acteur fétiche, Zbigniew Cybulski meurt dans un accident en 1967, Wajda lui rend hommage dans Tout est à vendre (1969). Jusqu’aux Noces (1973), Wajda dépeint une Pologne tragique mais à partir de La terre de la grande promesse (1975), il s’intéresse plus au destin et à la solitude des individus. Que ce soit dans L’homme de marbre (1977) ou dans L’homme de fer (Palme d’or en 1981), avec lequel il prend position pour Solidarnosc. A partir de 1980, il travaille en France et réalise Danton (1982), en ex-RFA où il tourne Un amour en Allemagne (1983) avec Hanna Schygulla, puis adapte Les possédés (1988) avec Isabelle Huppert. Il revient sur le devant de la scène en Pologne, en 1998, avec Pan Tadeusz, un hommage magistral au grand poète national, Adam Minkowski. En l’an 2000, Wajda reçoit un Oscar d’honneur. Il réalise Katyñ en 2007 et un film très touchant par sa maîtrise et son sujet, la mort, avec son actrice préférée, Krystyna Janda, Tatarak en 2009.
Filmographie
- Génération (1954) - Kanal (1957) - Cendres et diamant (1958)
- Lotna (1959) - Les innocents charmeurs (1960) - Samson (1961)
- L’amour à vingt ans (1962), Lady Macbeth sibérienne
- La croisade des enfants (1967)
- Tout est à vendre (1969), La chasse aux mouches
- Paysage après la bataille (1970), Le bois de bouleaux
- Les noces (1973) - La terre de la grande promesse (1975)
- La ligne d’ombre (1976) - L’homme de marbre (1977)
- Sans anesthésie (1978) - Les demoiselles de Wilko (1979)
- Le chef d’orchestre (1980) - L’homme de fer (1981)
- Danton (1982) - Un amour en Allemagne (1983)
- Chronique des événements amoureux (1986)
- Les possédés (1988) - Korczak (1990) - L’anneau de crin (1992)
- Nastasja (1994) - La semaine sainte (1995) - Panna Nikt (1996)
- Pan Tadeusz (1998) - La vengeance (2002) - Katyñ (2007) - Tatarak (2009)